THE LAST TEMPTATION – Neil Gaiman, Alice Cooper, Michael Zulli

Par Evil Ted. Le 19/07/2021.

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Aujourd’hui je vous propose de revenir sur un comics mettant en scène Alice Cooper, comics en lien avec un album sorti en 1994 portant le même nom : « THE LAST TEMPTATION ». Le roman graphique, qui se compose de 3 actes, suit un jeune garçon Steven (un prénom bien connu des fans du Coop’) dont le quotidien n’est pas vraiment rose (solitude, harcèlement scolaire..). L’ado va rencontrer un personnage mystérieux le jour d’Halloween : un forain ayant l’apparence d’Alice Cooper. Ce dernier l’invite dans un étrange théâtre pour lui faire découvrir le spectacle de sa vie. L’album est au diapason de la BD : sombre, théâtral, à mi-chemin entre ce que le groupe proposait dans les années 70’s (« Welcome to my nightmare » et « Love it to death ») et des compositions plus contemporaines (« Trash » et « Hey Stoopid »). Un album « fil conducteur » qui retrace les évolutions de l’artiste sur différentes périodes (par analogie on peut presque dire que cela fait écho aux événements subis par le teenager).

Steven va alors vivre une sorte de cauchemar éveillé en se retrouvant face à des situations mêlant réalité et futur potentiel guère reluisant. Le forain va lui proposer de faire un choix, le choix qui lui permettrait d’échapper à ce triste avenir (pour ne pas dire funeste). On constate que la lectrice/le lecteur peut facilement s’identifier à lui ; ce qui me permet de faire quelques parallèles avec le film BEETLEJUICE : l’ambiance est mélancolique et sombre (les dessins de Michael Zulli sont totalement dans cet esprit baroque), les thèmes de la mort et des fantômes sont omniprésents, et le personnage central est un(e) adolescent(e) solitaire dont la vie va brusquement changer suite à la rencontre avec un être surnaturel. D’ailleurs, tout comme le « bio-exorciste » incarné par Michael Keaton, Alice Cooper est manipulateur et ne sert que ses propres intérêts. Il n’est pas présent tout le temps, mais son ombre plane continuellement et ses apparitions font avancer l’intrigue.

Difficile de ne pas penser au « ÇA » de Stephen King avec l’importance/le rôle des enfants, le poids d’événements passés (comme une malédiction dans la ville), la symbolique des rêves/apparitions, ou encore la scène dans la bibliothèque.

Comme dans tout bon conte il y a une morale : pour changer Steven va devoir s’affirmer, prendre confiance en lui pour se battre, faire des choix, et ne pas céder à la facilité/à la tentation. Mais je vous laisse le soin de découvrir les différents ressorts. En tout cas, les univers de Gaiman (beaucoup de thématiques similaires avec son oeuvre emblématique « SANDMAN » : le destin, les rêves, la mort…) et de Vincent Furnier (le père du shock-rock), qui sont 2 icones pour les jeunes de la génération 1970-2000, étaient faits pour se rencontrer dans cette fable initiatique.

Bonne lecture et bonne écoute.

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Lien vers l'album complet :

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