Soirée Mécanique : Härdrocker - Rider of the Night

Par Verveneyel

Chers amis, entamons un retour vers l'époque bénie du Rock à cassette, parce que le moins qu'on puisse dire, c'est que le groupe du jour ne manque pas de grésillement sur son spectre sonore.

Sorti du garage avec ses grosses cylindrées, le groupe Mexicain Härdrocker (au cas où vous n'auriez pas compris) s'offre de nous maraver à grand coup de Speed Metal aussi Rock'N'Roll que méchant.

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En termes d'esthétique et de musique, le groupe s'aligne pas mal avec l'idée que je me faisais de certains groupes mentionnés dans les romans gores des éditions Fleuve Noire. On sent presque le parfum animal du cuir de perfecto en écoutant la musique. Celui du fer aussi.

Avec beaucoup de vitesse et de virtuosité (les solos ont du goût), le groupe exulte dans son rôle de "groupe de Heavy joué en 45 tours au lieu de 33". Vos baffles vont cracher leurs poumons ; après tout, le chanteur et unique membre du groupe en fait autant : ça chante, ça grogne, ça crie, bref, ça met à l'aise tout de suite.

Découvrir que Härdrocker est un one man band a quelque chose de saisissant : sur tous les fronts, ça va vite, et ça a dû demander une sacrée masse de travail. L'individu revient de loin d'ailleurs, car si j'ai bien tout compris, l'envie de créer Härdrocker est née après un grave accident de moto.

Il y a de la niaque, aucun doute, car les morceaux sont massifs : sur les neuf morceaux qui font Rider of the Night (dont une reprise de Thor, et ça c'est cool !), il n'y en a que deux pour durer moins de 5 minutes.

Autant dire qu'avec une telle centrifugeuse auditive, vous allez ressortir de là en ayant oublié jusqu'à votre propre nom. Mais est-ce bien grave ?

Les amateurs de l'esprit underground et vintage, n'attendez plus.