Séance de Frisson : Septicflesh - Modern Primitive

Par Verveneyel

Enfin, j'ai eu le temps de me poser pour écouter le dernier album de Septicflesh. De bien l'écouter.

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Et décidemment, la recette fonctionne avec moi. Je sais qu'il y a plusieurs écoles autour de l'appréciation du géant Grec, et je fais partie de ceux qui les aiment tout particulièrement depuis The Great Mass, et qui ont graduellement aimé Titan, adoré Codex Omega, et grandement apprécié ce nouveau venu, Modern Primitive.

Il n'y a rien à faire, pour moi le combo des frères Antoniou dame le pion face à leurs rivaux tacites de Dimmu Borgir sur la question du Metal extrême symphonique. J'adore la grandiloquence de ces mélodies mineures portées par les ensembles à cordes, les touches orientalisantes, les envolées grandioses des cuivres, les cris des vents, le tourment des chœurs. C'est saisissant dans le titre éponyme, dans "Self-Eater" ou dans "A Desert Throne", l'alchimie est parfaite.

La partie Metal n'est pas en reste, hyper bien produite, très puissante, avec un riffing souvent assez simple mais très puissant, très appuyé (un morceau comme "Psychohistory" devrait accrocher les fans de Death Metal à riff mordant), et la voix de Spiros follement efficace tant dans ses gutturales de gourou impie que ses voix claires de prédicateur exalté. Les lignes sont bien écrites rythmiquement et on s'imagine bien hurler en choeur lors des concerts certains passages. "Self-Eater" que j'ai déjà cité m'a vraiment laissé une très forte impression à l'écoute et s'inscrit tout à fait dans cette hypothèse.

Le Septicflesh de maintenant respire la bonne santé, tellement immense dans son ressenti qu'il en devient presque cosmique, lovecraftien. C'est un vrai bonheur de les retrouver en 2022.