BUKOWSKI - Bukowski

Par Evil Ted. Le 24/09/2022.

Chroniquer un album des BUKOWSKI me renvoie immédiatement en 2009, année de sortie d'"AMAZING GRACE", leur premier album que j'avais découvert grâce au magazine RockHard. Depuis je n'ai pas loupé une seule sortie CD et j'ai même pu les voir en live à plusieurs reprises. Toutefois c'est la première fois que je les chronique, j'en profite d'ailleurs pour remercier Agence Singularités pour cette opportunité.

La génèse de ce nouvel opus, leur 6ème, sobrement intitulé BUKOWSKI, s'est effectuée dans un contexte particulier : outre la période Covid, le groupe a perdu leur bassiste, frère du chanteur-guitariste, présent depuis le début de l'aventure. C'est également le premier effort studio avec leur batteur actuel. Ayant trouvé "STRANGERS" un peu moins enthousiasmant que leurs autres productions studio, j'attendais un nouvel album de pied ferme. Et je peux vous assurer que je n'ai pas été déçu comme nous allons le découvrir ensemble à travers 11 titres pour environ 51 minutes au compteur.

L'écoute débute avec "FROM ABOVE", punchy à souhait, tel un mur du son bien massif et un riffing qui déménage...le groupe n'a rien perdu de sa superbe et semble gonflé à bloc. "BREATHIN' UNDERWATER" est plus posé et mélancolique (j'ai parfois pensé à Zeal And Ardor, et tout particulièrement avec l'usage des choeurs). Les ambiances se succèdent également au sein de cette même composition, en prenant plus de tonus et de caractère. Un morceau habité qui prend aux tripes. "CROSSROADS" (clip ci-dessou) a toutes les caractéristiques du hit single qu'ils savent si bien faire : mélodique et puissant, qui entre facilement en tête pour être fredonné/chanté. Logique qu'ils l'aient choisi pour en faire une vidéo afin de promouvoir cette nouvelle offrande. That rocks !

Clip de "CROSSROADS" :

"NCFYC" reste dans cet esprit typiquement Bukowski qui a fait la renommée du combo. "THE THIRD DAY", qui dure moins de 2 minutes, fait l'effet d'une rafale de directs du gauche et du droit avec son riffing saccadé tout en restant bien lourd.

Clip de "NCFYC" :

Place à "ARCUS" sur lequel le rappeur Wojetk vient taper un featuring. J'entends déjà les puristes au loin : quoi ? du rap ? En français ? Malheureusement pour eux et heureusement pour nous, cela fonctionne très bien, notamment par ce rendu mélancolique (encore les choeurs) qui s'inscrit totalement dans la coloration du disque. "VOX POPULI" revient à quelque chose d'un peu plus classique, même si la présence de Toni Rizzotti (Enhancer) apporte un petit côté néo et accentue le côté groovy de l'extrait. Ne vous étonnez pas d'être pris par une furieuse envie de jumper à l'écoute de ce son.

Clip de "VOX POPULI" :

On enchaine avec "MY CLAWS" qui est du Bukowski 100 % pur jus avec cette identité rock-metal bien rentre dedans. En un mot : addictif. Les aficionados du courant grunge et des groupes tels que Soundgarden et/ou Alice In Chains seront comblés par "STOLEN" qui rend grâce de la plus belle des manières à cette scène. Il me reste à évoquer "VERTICAL" et "UNCOOL". Le premier commence dans un esprit pop-rock pour gagner en intensité et en émotion (j'ai bien aimé les teintes stoner). Cette influence stoner que l'on retrouvera à nouveau et pleinement sur "UNCOOL" qui termine l'album.

Un album éponyme organique, vibrant, comme une catharsis nécessaire qui clôture malgré lui une période et en ouvre une nouvelle. Ce 6ème opus, qui se classe parmi leurs meilleures productions studio, laisse entrevoir de très belles choses pour l'avenir. Ce qui n'était pas facile au regard du contexte (il ne faut pas l'oublier). Bravo Messieurs et à bientôt sur les scènes de France et de Navarre.

Bonne écoute.

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