Dead of Winter

Par Hokuto 2 Kuizine

- Comment tu fais pour faire parler ton instinct ? - Tu enlèves un fusible, le fusible, celui qui te fait éprouver de la peur, la colère, la compassion, ce que tu veux, t’arrête de réfléchir tu agis, parce qu’il y a des chances, que quelqu’un d’autre compte sur toi.

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Qu'est-ce que Dead of Winter ?

Quand l'apocalypse zombie arrivera, j'espère bien ne pas être coincé dans ce genre de petite ville qui sert de décor à Dead of Winter. Pourquoi ? Parce que les personnages de ce jeu sont vraiment dans la merde. Traverser le décor post-apo complètement hostile dans l'espoir vain de trouver des provisions, repousser l'attaque incessante des morts-vivants, voir ses proches mourir et j’en passe, cette fin du monde s’annonce assez épique... Surtout, que vient s’ajouter le piment d’Espelette, à savoir la fourberie de quelques amis, histoire d’assombrir encore plus le tableau.

Présenté comme un "jeu de survie psychologique méta-coopératif", Dead of Winter est un jeu de société, conçu par Jon Gilmour et Issac Vega, produit par Plaid Hat Games. Cette expérience entraîne les joueurs dans une colonie de survivants au milieu de l’apocalypse zombie. Au sein de celle-ci, chaque joueur dirige son propre groupe de survivants. Tout le monde fait partie de la même colonie, mais cela ne signifie pas qu'il faut se faire confiance. À partir de là, le jeu oscille entre un jeu coopératif de gestion des ressources classique et un jeu impitoyable de "devinez le traître".

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Comment que ça fonctionne ?

Dead of Winter contient un jeu de cartes, qui indiquet l'objectif de la partie en cours. Une fois cet objectif choisi, elle est placée sur le plateau à l'endroit correspondant. Les cartes d'objectif t’indiquent l'objectif principal de la colonie ainsi que l'endroit où placer les zombies.

Comme cité plus haut, c’est un jeu coopératif, mais il permet également à chaque joueur d'avoir ses propres objectifs secrets. Parmi ceux-ci, y a une chance que quelqu'un obtienne une carte de trahison, ce qui signifie que son but est de faire échouer le groupe, entre autres choses. Chaque joueur reçoit des dés et un plateau de joueur (qui détaille les actions que tu peux entreprendre).

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Super, mais après ?

Chaque tour de jeu comprend une phase de tours des joueurs, puis une phase de colonie. Pour commencer, tu vas choisir une carte Crise dont il va falloir s'occuper avant la fin du tour. Un de tes amis (ou pas) à ta droite, pioche également une carte croisée des chemins, qu'elle ou il lit secrètement et sur laquelle elle/il agit si elle correspond à une situation qui se produit sur le plateau pendant ce tour. Tu peux alors commencer ton tour et utiliser les dés d'action pour tuer des zombies et/ou rechercher des objets dans les lieux, utiliser tes cartes pour aider/défoncer le groupe...Comme l’indique Jean-Charles Harvey : « On parle souvent de sacrifier la liberté de chacun à la liberté collective. Stupidité ! Il n'y a pas de liberté collective : il n'y a que des libertés individuelles.»

Il existe également un dé à douze faces ou D12 pour les intimes, qui est utilisé lorsque tu te déplaces vers un nouveau lieu et lorsque tu as envie de te farcir quelques zombies. Ce dé, qui ne va pas être ton ami, peut t’amener à recevoir des blessures, des gelures ou tout simplement à mourir sur place grâce l’icône "mordre". Lorsqu'un joueur est mordu, le virus se propage aux autres joueurs se trouvant au même endroit. Cela peut conduire à un grand nombre de décès en un seul tour, et ça, c’est vraiment cool, surtout quand tu fais partie des traîtres.

Toute la colonie (à l'exception des shlaggg de traîtres) perd si les marqueurs de moral ou de tour atteignent zéro avant que l'objectif principal ne soit atteint.

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Alors bien ? Ou bien ? Ce jeu de société : Le thème est vraiment marqué au fer rouge dans Dead of Winter. Les personnages, les lieux, les zombies qui se déplacent lentement vers ta colonie et à peu près tout le reste du jeu, te donne l'impression d'être en mode survie tout au long de chaque partie. Les cartes Crossroads sont incroyables ! C'est génial que l'état du jeu détermine si chaque carte est déclenchée ou non. De plus, les histoires sur celles-ci sont géniales et il est toujours amusant de voter en groupe pour savoir si l'on doit aller jusqu'au bout d'un événement ou non. Hé oui, il y a des possibilités de vote à la Kho lanta et c'est très cool, que de choisir entre toi, tu vis, toi, tu meurs, toi, tu es banni, toi, tu va perdre un membre de ta famille...

Je suis absolument fan, de prendre des décisions difficiles. Vas-tu sortir et essayer de rassembler des provisions ou vas-tu rester en arrière et aider à protéger tout le monde des zombies ? Tu dois également te préoccuper des traîtres ou, si tu l’es, de faire échouer l'équipe de manière créative et lente...Mouhahahahaha.

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Même si je préfère les jeux entièrement coopératifs, les aspects semi-coopératifs de Dead of Winter donnent aux joueurs un peu plus de matière à réflexion. C'est une bonne chose, car cela renforce l'impression de survie recherchée par les créateurs. Il y a un contenu de dingue dans la boite. Il y a une tonne d'objectifs et de cartes crossroads, ce qui donne une énorme re jouabilité. Si tu associes aussi les extension là ça devient la dinguerie absolue. La nuit la plus longue se joue aussi bien sans le jeu de base, mais se combine parfaitement avec celui-ci. Il inclut des modules supplémentaires et un contenu encore plus violent. Certaines cartes sont à jouer uniquement avec un public adulte et non-fragile. Une autre extension permet de créer ses propres colonies et de survivre face aux autres, mais ça, ce sera pour une prochaine review.

Voici un exemple par une vidéo monté par Hokuto 2 kuizine qui te mettra l’eau à la bouche :

Dead of Winter à partir de 14 ans, de 2 à 5 joueurs pour le jeu de base, des parties entre 1 h et 2 h que tu ne voies pas passer, des illustrations de dingues, un contenu de dingue pour un tarif aux alentours de 55 € et une re jouabilité énorme.