VISIONS OF ATLANTIS - Pirates

Par Evil Ted. Le 11/05/2022.

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(Crédit photo : Stefan Heilemann)

Lorsque l’on nous a sollicité pour le nouvel album des autrichiens de VISIONS OF ATLANTIS, je me suis immédiatement porté volontaire pour rédiger la chronique tant j’avais été marqué en bien par leur concert donné à l’Elysée Montmartre en septembre 2018 (avec LEAVE’S EYES et KAMELOT, sacrée affiche quand j’y repense) et leurs 2 excellents précédents albums studio « The Deep & The Dark » (2018) et « Wanderers » (2019) que j’écoute encore régulièrement. « Pirates » est le 8ème album dans leur discographie, le 3ème avec la chanteuse française Clémentine Delauney au chant (on peut aussi ajouter l’EP « Old Routes - New Waters » sorti en 2016). Ce nouvel opus nous propose 12 nouvelles compositions pour environ 58 minutes de musique avec pour thématique principale : la piraterie.

On embarque sans plus attendre sur le galion avec l’épique « PIRATES WILL RETURN » qui ne fait pas de quartier en nous plongeant directement dans l’univers des corsaires avec ce riffing enjoué, ses claviers chantants, les joutes vocales entre les 2 vocalistes Clémentine et Michele (présent dans le groupe depuis 2018), ou encore le solo de guitare. Une sorte d’appel à l’aventure qui fait mouche.

Si l’étendard de la piraterie ne nous saute pas aux yeux et aux oreilles à l’écoute du single « MELANCHOLY ANGEL », le clip vidéo vient faire plus directement le lien avec la thématique de l’album. Et lorsque l’on se penche sur les paroles, on remarque qu’elles témoignent d’un périple personnel avec toujours un lien avec l’eau (« Hopeless, I’m drowning » soit « Sans espoir, je me noie »).

Clip de « MELANCHOLY ANGEL » :

« MASTER THE HURRICANE » revient à quelque chose de bien plus épique, dans la lignée du morceau d’ouverture. Avec 7’18 au compteur, l’extrait se pose comme le plus long de l’album, ce qui permet au groupe de diversifier son propos en variant les ambiances (avec notamment un break posé - clip en fin d'article). Vous l’avez compris, on est loin du « metal pirate parfois un peu clichesque » d’Alestorm. « CLOCKS » vient remettre les pendules à l’heure en terme de composition plus directe ; on navigue pas loin des hit-singles que pouvait proposer Nightwish (période Anette Olzon). Pour « FREEDOM » je dresse le même constat que pour « MELANCHOLY ANGEL » : une chanson qui s’attache à des sentiments (ici la soif de liberté) et des lyrics qui maintiennent le lien avec la piraterie. Si vous avez aimé « PIRATE WILL RETURN » et « MASTER THE HURRICANE », vous succomberez alors à « LEGION OF THE SEAS », qui a été le premier single dévoilé par le groupe. Ce choix était judicieux et logique car cette pièce entre très facilement dans la tête pour ne plus en sortir. Je pense que l’on tient là un des futurs moments forts de leurs prochains concerts.

Clip de « LEGION OF THE SEAS » :

Le tempo ralentit sur le mélodique « WILD ELYSIUM » même si le refrain est plutôt accrocheur. Le solo de guitare apporte le zest de peps nécessaire pour faire bien décoller le titre comme il le faut (et encore une fois le duo derrière les micros fonctionne à merveille). Place à « DARKNESS INSIDE » qui, parfois, m’a un peu évoqué les Italiens de Lacuna Coil lorsqu’ils proposaient des titres tels qu’« END OF TIME » (plus particulièrement au niveau des guitares sur les couplets et certaines intonations dans la voix le Clémentine). « IN MY WORLD » fait cohabiter des influences traditionnelles (flute) et d’autres plus modernes et catchy et traite, une nouvelle fois, de tourments personnels (certains « voyages » ne sont pas de tout repos…).

La piraterie revient en force sur « MERCY » tant dans le musique que dans les paroles qui nous partagent le point de vue et les questionnements d’un capitaine suite à une mutinerie. Michele retranscrit très bien les émotions sur le passage « Sailing across the sea / My heart as deep as the ocean / And the fire inside / Has opened my eyes / I must belong to the wise ». Les fans du groupe attendaient très certainement LA BALLADE de l’album sur laquelle Clémentine donne, à chaque fois, des frissons à l’auditrice/auditeur. C’est chose faite avec le sublime « HEAL THE SCARS » qui est du même acabit que « THE LAST HOME» ou « INTO THE LIGHT ». Le voyage se termine sur le mélancolique et épique « I WILL BE GONE » qui porte très bien son nom (une introspection qui nous fait comprendre que certaines aventures ne finissent pas toujours bien…).

VISIONS OF ATLANTIS fait la passe de trois avec « Pirates » qui réalise l’exploit d’être encore plus abouti que « The Deep & The Light » et « Wanderers ». Tout fonctionne de la première à la dernière note sur ce 8ème opus qui est un véritable trésor de metal symphonique. Quant à Clémentine, elle assoit un peu plus son statut de figure de proue de cette scène, tant dans l'hexagone qu'au niveau international. All aboard !

Bonne écoute.

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Clip de « MASTER THE HURRICANE » :

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