JaCOB - Metamorphosis

Blues

Folk

France

Musique

Rock

Evil Ted

-

1 août 2023

" Chronique du premier album de JaCOB sorti le 21/01/2022 (Grey Cat Records/Inouïe Distribution/Agence Singularités). "
Les structures avec lesquelles nous collaborons au quotidien connaissent nos goûts assez éclectiques chez Blastphème, et n'hésitent donc pas à  nous envoyer des groupes parfois éloignés de la scène metal stricto-sensu. Ce qui nous a permis de découvrir des pépites comme Grandma's Ashes, Bursting Wonderland, Horskh … Grâce à  l'Agence Singularités, j'ai pu découvrir aujourd'hui JaCOB. Ne les connaissant pas, et après un coup d'oeil sur la pochette et le nom du combo (Jaypee & The Cannibal Orgasmic Band), je dois vous avouer que je m'attendais à  me retrouver face à  un groupe de doom occulte, voire de black metal. Hé ben pas du tout, même si l'occulte n'est finalement pas très loin.
Le groupe est composé de Jaypee-Jaypar (chant/guitares…qui a déjà  sorti 3 albums en solo, et qui, sur ce disque, continue sa « métamorphose artistique »), Marie Caparros (violoncelles), Fred Brousse (harmonica/guitares), Rémi Dulaurier (batterie) et Jean Joly (basse/contrebasse). Ils pratiquent un blues rock obscur, qui sait aussi s'emballer (écoutez « THE BALLAD OF BLACK BART » avec son inspiration texane), et qui peut sentir la bibine (je pense notamment au titre « ANOTHER SUMMER DAY IN FRANCE », extrait ci-dessous) :
« PRAYER » m'a un peu évoqué, pour les bonnes raisons, l'album DEVIL IS FINE de Zeal & Ardor avec cet esprit blues-rock marécageux. Un choix judicieux pour ouvrir METAMORPHOSIS car il nous plonge directement dans le bain.
Comme dit précédemment, JaCOB n'hésite pas non plus à  accélérer le tempo, notamment sur « SON OF A BITCH » qui flirte avec le hard (on devine du ZZ Top et du Motà¶rhead sur quelques passages), ou encore sur « I'M COMING FOR YOU » tant sur les parties guitares que sur les parties d'harmonica (ce constat vaut aussi pour les passages au violoncelle que l'on entend à  plusieurs reprises). Cette ambiance western se retrouve aussi dans le feutré « LONESOME BASTARD » (plus typé US) et le plus chaud « THE LOSER SONG » (avec une mélodie plus Amérique latine).
Le titre « JOHN THE REVELATOR » me ramène à  la fin des années 90's et plus particulièrement vers le film BLUES BROTHERS 2000 durant lequel ce titre est interprété lors d'une scène importante dans le déroulé de l'histoire. JaCOB ne nous propose pas un gospel survitaminé/festif comme dans ce long métrage, mais une lecture plus ténébreuse bien dans l'aura sombre qui habite l'album. Allez savoir pourquoi j'ai pensé une nouvelle fois à  Zeal & Ardor, mais aussi à  la légende du fameux pacte qu'aurait conclu Robert Johnson ^^.
Le disque se termine sur une pièce folk mélancolique « IN THE REALM » (comme « RAIN » l'était déjà  elle aussi) dont la coloration reste dans les tonalités précédemment citées.
Cela fait parfois du bien d'écouter autre chose que du metal pur et dur, je vous invite donc à  découvrir ce premier album de JaCOB, d'autant plus qu'ils sont français (pas besoin de chercher outre-Atlantique). Support your local scene !
Bonne écoute.
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