Nature Morte

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Sludge

Hokuto 2 Kuizine

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1 août 2023

" Source Atone Records a sorti le 07 mai 2021, un O.P.N.I. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce terme (copyright dessus, je viens de l'inventer), c'est un objet peint non identifié. Faisant suite à  "NM1" paru en en 2018, Nature Morte, pour le second opus "Messe Basse", provoque le dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre le présent et le passé, entre ce qui reste et ce qui ne l'est plus. Rendre mobile ce qui est immobile, voilà  l'idée de ce que j'ai ressenti à  l'écoute... "
Source Atone Records a sorti le 07 mai 2021, un O.P.N.I. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce terme (copyright dessus, je viens de l'inventer), c'est un objet peint non identifié. Faisant suite à  "NM1" paru en en 2018, Nature Morte, pour le second opus "Messe Basse", provoque le dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre le présent et le passé, entre ce qui reste et ce qui ne l'est plus. Rendre mobile ce qui est immobile, voilà  l'idée de ce que j'ai ressenti à  l'écoute.
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Prépare-toi, lecteur et/ou lectrice de cette chronique, Hokuto 2 Kuizine comme à  son habitude, te propose dans son épicerie culturelle, le condiment qu'il te faut pour apprécier le plat indigeste que tu manges depuis 2020.
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Le premier titre "Only Shallowness", est luxuriant, onirique, ré-interpretation & ré-imagination des extrêmes, posant la boussole du temps sur cette map, démagnétisant ce Time to Travel, pour emporter les auditeurs vers de nouvelles directions. Nature Morte défie une étiquette singulière et taille ce son si intéressant et/ou si peu conventionnel qu'on ne peut pas les enfermer dans une boîte sans que quelques choses en sortent par les côtés. Anti-à‰tiquette cette track qui dévoile les pans de Black Metal Atmosphérique, de Sludge, Post Rock et ce que tu veux bien y entendre, casse les codes. Plutôt que de sombrer dans le primitif et l'agressivité, "Only Shallowness" est élévateur.
Vive, terne, douce, sombre, chaude, froide, neutre, brillante, satinée tels sont les mots qui qualifient "White Goat, Dark Hoof"... Ce titre reprend les éléments conceptuels du précédent et les décuple. La moitié du morceau est constituée du son aérien blackened clairsemés des houles cinématographiques et des paysages sonores émotionnellement bruts teinté de shamanisme. L'autre moitié, réunit Vincent ainsi que les cordes de Chris & Stevan, d'une manière convaincante, les instruments se combinent pour créer ces textures sonores accidentées et ces paysages sonores sans artifices.
"Knife" mélange une approche Radiohead de l'instrumentation et de la rythmique noise, tout en étayant le son avec des progressions post-rock qui étoffe le tout de manière subtile, "T.S.O.C" est un chef-d'Å“uvre d'ambiance de 4 minutes 33 secondes où la batterie occupe une place prépondérante. Elle donne le ton du morceau, même si elle semble jouer dans un style différent de celui du reste du groupe. Cette sonorité donne cependant une grande profondeur et montre la polyvalence du groupe. La voix de Chris l'amène vraiment à  son apogée, avec ces tambours hypnotiques, Nature Morte projette un sens de l'élégance et de l'intégrité musicale qui rend impossible de les considérer comme un simple Boys Band de Post Black mainstream (tout devient mainstream à  mon sens, heureusement que des groupes comme Nature Morte pète tout ça).
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Le trio se fraie un chemin à  travers la lumière éternelle et embrasse les ténèbres, "Beautiful Loss" est une extension de la dissonance affective qu'ils ont établie sur les précédents titres. Développant le son et réaffirmant l'étrange mélancolie que l'on retrouve dans la chaleur de la production de l'album, "Night's Silence" spirale avec son esprit comme les brins de la mèche d'une bougie morte, et comme l'odeur reste forte du souvenir d'un feu qui a consumé longuement après que la flamme se soit dissipée dans l'éther, il divulgue ses bras réconfortants au sein cette obscurité perpétuelle.
"Messe Basse" est une Å“uvre ambitieuse, avec beaucoup d'idées et de réflexions dans cette nappe de sons, lourd d'approche. C'est une écoute très enrichissante en conséquence, on a l'impression qu'à  chaque passage, il y a un autre petit élément que l'on découvre, car il y a énormément de couches dans ce morceau. Tellement atmosphérique et bien construit, il vous attire, aspire, vraiment au fur et à  mesure qu'il progresse et permet de clôturer ce voyage aérien.
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Si "NM1" ressemblait à  un premier pas sur l'eau, "Messe Basse" se trouve être une Å“uvre entièrement réalisée, avec un son immédiatement identifiable. Il y a une grâce élégante dans la façon dont les morceaux s'enchaînent, tantôt ambiantes, généralement émouvantes, les titres sont liés entre eux par une production propre et absolument stellaire.
Ces sept pièces de "Messe Basse" s'étalent sûr 49 minutes et 36 secondes, et sont beaucoup plus accessibles que cela ne le laisse supposer. Le son distinctif du groupe dissimule sa diversité musicale, un album magnifique, qui ne comporte pas un seul moment ennuyeux ou prévisible. Mon seul regret, est de ne pas y entendre de nappes électroniques qui empruntent les sons nébuleux de Bjork et du génie Aphex Twin. Peut-être de nouvelles expérimentations pour lun troisième album. "Messe Basse" est à  classer entre Bjork, Portishead, Limbonic Art, Two Lone Swordsmen, Dalà«k, le dernier Napalm Death... Bref ce que tu veux en fait et surtout un disque à  découvrir.
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