Vos pires Cauchemars : Last Days of Humanity - Horrific Compositions of Decomposition

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Verveneyel

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1 août 2023

" Savez-vous que si l'on a parfois l'impression que des jours entiers s'écoulent dans nos rêves, ceux-ci sont bien souvent plus fugaces qu'on ne le pense ?! "
Savez-vous que si l'on a parfois l'impression que des jours entiers s'écoulent dans nos rêves, ceux-ci sont bien souvent plus fugaces qu'on ne le pense ?! À ce titre, je dirais que l'album du jour est un peu comme une compilation de mauvais rêves sur une période donnée : fugace, mais terrible !
On s'attaque aujourd'hui à  une institution : Last Days of Humanity, ça existe depuis 1989, et depuis tout ce temps, ça répand la terreur dans l'esprit des petits et des grands.
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Cette fois, le groupe revient avec carrément un nouvel album, ce qui n'était pas arrivé depuis 2006. Avec les groupes de Grind, on n'est pas surpris (regardez la discographie complète d'Agathocles, en séparant les albums du reste. Cocasse n'est-ce pas ?), mais on se délecte d'avoir plus de choses à  goûter cette année qu'à  l'accoutumée. Trente-trois titres pour vingt minutes de passage à  tabac ! à‡a sent bon l'humidité, la chair à  vif, et la rouille de la batte cloutée. C'est le genre d'album monstrueux qui va donner du travail à  votre kiné et des envies de meurtre à  vos voisins.
Pendant l'écoute, on ne comprend pas très bien ce qui nous arrive, entre les riffs de cinq mille tonnes qui s'abattent sur nos tympans, le mitraillage de batterie à  s'en donner des tendinites par procuration, et les gargouillis saturés du chanteur. On a un peu l'impression que notre cerveau passe à  la machine à  laver. Mais par un étrange syndrome de Stockholm qui nous étreint alors que l'album avance, on prend notre pied. Pour les plus gourmands on en redemande même.
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Là  où l'album a particulièrement marqué mon esprit au-delà  de la musique de gros psychopathe qu'il propose, c'est sur son visuel : je suis tout bonnement fasciné par cette pochette d'album. On y voit une espèce de mélange entre une Yurei Japonaise et un ogre, en train de boulotter une victime par la jambe (bon choix d'ailleurs, moi aussi je préfère la cuisse) avec toute la crasse photoréaliste qui donne l'impression qu'on a surpris la scène dans la cabane de la forêt de Blair Witch (c'est peut-être ce qui manque d'ailleurs au film pour ne pas être soporifique) ; et je trouve ça marquant. Sordide et terrifiant aussi.
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Belle réussite donc pour un groupe qui n'a plus rien à  prouver à  personne mais qui continue d'impressionner.